Un amour de #swam

Voilà. Mon premier startup week-end. Ma première expérience des “54 heures pour monter sa startup”. Le startup week-end Aix Marseille d’automne se passait à Kedge Business School à Luminy. Hashtag #swam. Ambiance #folle.

Dès le vendredi soir, 70 participants de tous âges papotent dans un amphi. On apprend les principes du startup week-end, on remercie les sponsors, amis, jury, coachs. Ha oui ! Merci Poulpita. Je suis coach sur cette aventure. Puis viennent les fire-pitch, une minute (ouaneminioute) pour exposer son idée, et indiquer les compétences que l’on recherche. 30 fire-pitch, une pause pizza, et un vote plus tard, les 11 équipes sont constituées. Ça commence.

L’objectif. Pitcher 5 minutes dimanche à 17h, devant un jury pour convaincre sur son business model, son go to market, son potential commercial, et montrer le proto réalisé pendant le week-end.

Les critères du jury reposent sur le fait d’avoir validé ses hypothèses, avec des vrais clients, d’avoir réalisé quelque chose, et d’avoir des chiffres fiables pour évaluer son marché.

Pour ma part. J’ai aidé les équipes sur la cohérence globale de leur projet, vérifier avec eux que toutes les pistes de positionnement avaient été explorées, que les points sensibles ou de frictions étaient traités, en terme de technologie ou d’acquisition et de parcours utilisateur. Bref, j’ai porté mon regard sur leur projet, avec bienveillance, en cherchant un peu la petite bête. Pardon, à toi que j’ai cuisiné un samedi à 22 heures sur les étapes réelles de l’onboarding d’un parent d’élève dans ton service de liste scolaire, pardon, je regrette, on était trop fatigués. J’ai aussi participé au pitch-clinic, avec les autres coachs. Ce moment où l’on apprend à restituer avec pincettes et fermeté les maladresses des équipe, à les aider à repérer les points de faiblesse de leur discours ou de leur langage corporel (champion du monde, Franck).

Que dire de ce week-end ?

Friendship. Les échanges cordiaux du vendredi soir au dimanche soir. L’ambiance marquée un peu naïvement de gentillesse. Les orga explicitent les règles du jeu. Ya pas de chef, on se remet soi-même en question en cas de conflit, on est là pour s’amuser, ne pas se prendre au sérieux. Ce cadre dégage les enjeux et les tensions, et laisse la place à des rapports simples. Chaleureux. Merci pour cette capsule utopique.

Energy. Des participants qui ont 5 heures de dodo au compteur le dimanche à 17 heures, et qui ont encore l’énergie de pitcher, repitcher. Des orga qui peuvent encore faire le dindon (en vrai) un dimanche midi. Une chenille nocturne sans complexe. Bref. Ça ne s’arrête jamais.

Take your feet out of the building. Les participants sont allés dehors, ont interrogé leur clients, on fait circuler des questionnaires, sont allés parler au gérant du golf de la valette, ont appelé leurs potes pour les interroger sur leur façon de mettre du piment dans leur vie sexuelle (#true), ont contacté les associations de parent d’élèves. Bref, l’esprit de valider leurs idées et suppositions, c’était top.

Purpose. La plupart des porteurs de projets avaient une volonté personnelle, une croyance, une envie, une passion, un truc qui les animait. Bref. Précieuses intentions, précieuses dynamiques.

Skills. On en parle pas souvent, mais la compétence des gars et des filles était là . J’étais bluffé. Parce que délivrer un site, une maquette en 54 heures, il faut quand même bosser. Et. Être assez agile pour faire gazer les imprimantes 3D. Et/ou savoir exactement quel logo on aura, et le faire faire en carton, réalisé par En Goguette. Tout cela nécessite des compétences, et la capacité de gérer les priorités, son temps…

(ce billet de blog est complètement trop long, mais je m’en fous, le #swam mérite qu’on revoit ses merveilles, donc je continue)

Les flash conférences. Peut-on caler dans un challenge de 54 heures deux conférences de qualité sur le bonheur et les difficultés d’être entrepreneur ? Oui. Le #swam l’a fait. Les participants ont eu la chance d’entendre et @gafisme témoigner, avec une sincérité touchante. Et c’est pas rien.

Finalement. L’orga. Les orga. Qui pendant 54 heures gardent le sourire (sauf quand les participants ouvrent le frigo pour piller les boissons, Marie, faut pas la chatouiller, hein). Les orga qui gardent le temps, servent les repas, rangent les locaux, rappellent les règles, gardent un œil discret sur les équipes qui se frittent, attendent patiemment que les coachs ou le jury enfilent leur t-shirt pour faire la photo (enfin, les 16 photos), sont les gardiens du temps, avec une précision folle, gèrent les troupeaux (tous à l’amphi, tous au repas, tous à l’incubation, tous à l’amphi, et ainsi de suite…).

Voilà. Merci. Vraiment le Startup Weekend Aix Marseille. C’était extra.

 

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