techno

Culture numérique, les signaux faible de notre futur.

Il y a quelques semaines, TheCamp recevait Nicolas Nova. Un anthropologue dont le sujet de prédilection est la technologie. Dans un amphi réunissant startuper et fan du bonhomme, Nicolas nous a donné un aperçu de ce que pourrait être notre futur numérique. Son credo ? Les signaux faibles, tirés d’usages innovants d’artistes numériques pourraient être un indicateur de ce que le monde pourrait être demain.

 

nicolas nova at the camp

Culture numérique. Nicolas Nova étudie les technologies, et son dada du moment est l’étude de la culture numérique. Culture, au sens création artistique. Numérique, au sens logiciel, algorithme, code, outils. Voici quelques exemples de créations d’œuvres culturelles triées sur le volet que Nicolas partage en introduction de sa présentation.

La création originale. Mais que se passe-t-il lorsque les machines génèrent des œuvres d’un style nouveau, par association, recombinaison, mélange. On peut se laisser aller à cette réflexion en observant le résultat des artistes suivants :

  • Greg Borenstein a codé un logiciel qui créée une bande dessinée en associant des passages de romans policiers, avec des photos trouvées sur Flickr, qu’il assemble après un travail graphique noir et blanc. Le résultat ressemble à une bande dessinée, qui a du sens, une esthétique et une cohérence pour nous, humains. http://gregborenstein.com/comics/generated_detective/1/
  • Darius Kazemi aime mélanger les contenus et joue avec des bots, notamment sur Twitter. par exempele, il crée des headlines de journaux fantaisistes, qui parfois ressemblent comme deux gouttes d’eau à nos actualités (ou pas). Mais moi, j’aime bien celui-là. Évidemment, toutes ces œuvres sont disponibles sur github en open source.
  • Bernard Bauch fait partie des ghost writers, un artiste qui ordonne aux machines de générer du contenu automatiquement à partir de commentaires aspirés sur YouTube. Le livre est packagé et publié sur Amazon, qui a du mal à distinguer un vrai livre d’un faux. https://www.amazon.in/This-fuck-Matooli-Rkotm-ebook/dp/B008UCCWGK
  • La tête tourne un peu lorsque Nicolas explique qu’un artiste génère avec des robots de la musique, destinée à être écoutée par des robots, postée sur Spotify, créant un trafic réel entre robots, et alimentant la machine à monétiser de ce genre de plateforme.

Mixer, métisser, c’est prêt. Nicolas Nova nous rappelle néanmoins que cette façon de mixer, mélanger, reprendre et tordre n’est pas nouvelle. C’est peut être nouveau dans les cultures numériques, au sens artistiques, mais ceci est un procédé que les adeptes du métissage, mélange, et inspirations multiples utilisent depuis longtemps (par exemple, le Reggae). Il souligne également que ce niveau de manipulation de données, de mixage, n’est possible que parce que nos outils numériques, les formats des données sont standards, ont atteint une certaine maturité. Par ailleurs, ce jeu artistique sur l’automatisation (de la génération de contenu, à la publication, en passant par la monétisation) est extrêmement précieux puisqu’il met à nu les limites de la mécanique de nos outils et plateformes numériques, nous explique Nicolas Nova.

So what ! Que se passe-t-il quand ces procédés de génération d’œuvre ou de contenu atterrissent dans la vraie vie, pour servir des entreprises ? On tombe sur des articles de journaux générés automatiquement dans Forbes grâce à Narrative Science. On tombe cette notion de centaure , association pour le meilleur de l’homme et de la machine,  répandue dans le milieu des échecs.

Qu’en conclue notre anthropologue ? Premièrement. Les hommes ont effectivement intégré la technologie, ils ont une relation avec les machines, mais le niveau de maîtrise et de compréhension est plus élevé que ce qu’on le croit. Néanmoins, il reste des études à conduire pour comprendre notre relation aux outils numériques, automatisés, ou non. Deuxièmement. Il existe des pistes où l’homme et la machine, peuvent faire des choses positives, collaborer pour créer quelque chose de nouveau. Troisièmement. Ignorer la puissance des machines, n’aidera pas à empêcher la possibilité qu’elles remplacent l’homme dans des domaines.

 

Note : je recommande cette présentation faisant le point sur la collaboration homme machine, en type Centaure, par Amy Kruse « Human 2.0: How to Build a Centaur & Why It’s Going to Change the World” https://www.youtube.com/watch?v=O4AvEgoS2cs

** Picture by Ecochard Claude

 

Artistes et Robots, et vice versa…

Une exposition Artistes & Robots ? Au Grand Palais.

Impossible de louper cette occasion mêlant deux de mes passions, technologie et art. Le Grand Palais nous régale d’une série d’installations des années 70 à nos jours, sur la créativité des artistes sur le thème ou le media de la mécanique, la programmation, des logiciels apprenant, et du mélange des genres. Chaque installation est à vivre, puisqu’il s’agit bien, pour nous humains, de nous placer devant des expériences inédites, et d’explorer ce qu’elles provoquent ou révèlent de nous. Quelques expériences étonnantes.

 

 

 “Human Study #2 de Patrick Tresset

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Trois robots studieux qui regardent et dessinent. Appliquer une mise en scène scolaire avec un pupitre, une gestuelle humaine (regarder, dessiner, regarder, dessiner) à une  machine composée d’une caméra connectée à un bras mécanique. L’expérience nous donne l’impression d’observer de vrais écoliers. C’est troublant.

 

 

Reflexão #2 de Raquel Kogan

Une chambre noire, la chambre de la matrice, avec des miroirs, réflexions infinies, des chiffres défilent. On y entre, en silence, les chiffres défilent toujours, sur nous, malgré nous. On peut y jouer des heures, à regarder ces colonnes, nous parcourir, imperturbables, ou presque, puisque notre présence y incruste des zones d’ombre.

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Pissenlits de Michel Bret et Edmond Couchot.

Des pissenlits géants, flottent sur un écran. Ils réveillent notre envie de souffler. Heureusement Bret et Couchot ont pensé à tout. Un pupitre, un micro, une indication “soufflez”. Là, l’intensité du souffle du spectateur est capturée, et reproduite en temps réel sur ces pissenlits, qui se dénudent pour notre plus grand plaisir. Nul ne résiste. L’humain reprend le pouvoir sur l’image et sourit. En boucle.

 

 

 

 

 

Fleurs de  @ChevalierMiguel

Ici, Miguel Chevalier propose de mettre en scène des fleurs géantes exotiques et inventées, et nous offre de les voir grandir, saluer, et disparaître. Cycle naturel virtuel. L’immensité d’une nature colorée, sous nos yeux, à portée de main. Hypnotique.

 

 

 

 

 

ORLANOIDE de Orlan

Le summum de la réflexion, et du clash humain-robot. La plasticienne française Orlan installe un robot à son image (du moins à son visage), doté de logiciel apprenant, et d’interface de communication avec le monde, de bras mobiles, bref, un robot humanoide. Orlan nous propose un dialogue entre elle, présente en vidéo enregistrée, et son double, présente au Grand Palais. Nous assistons à leur échange, les deux voix, l’une après l’autre, Orlan apprend à sa version robot à déclamer de la poésie, à intégrer le fait qu’elle n’aura jamais d’émotion puisque elle est un robot. Et, heureux hasard, au beau milieu de ce dialogue étonnant, débarque Orlan, la vraie, en chair et en os, microphone en main, qui explique son procédé, sa démarche artistique. Nous voici temporairement avec trois versions d’Orlan, plus ou moins incomplètes.  Et une espèce de mise en abime qui donne le vertige. Une vision de nos futures vies parallèles et complexes, mêlant  représentations réelles et logicielles ?

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L’exposition est finie. Oui, en faire la promotion alors que vous ne pourrez pas allez voir ces merveilles, c’est moche. Mais l’intégralité de l’exposition est très bien expliquée ici [PDF], vous pouvez butiner dans la liste des artistes présentés ici, et je vous encourage à faire un tour sur ce qu’en ont dit les visiteurs, sur #ArtistesEtRobots. 

 

 

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Un amour de #swam

Voilà. Mon premier startup week-end. Ma première expérience des “54 heures pour monter sa startup”. Le startup week-end Aix Marseille d’automne se passait à Kedge Business School à Luminy. Hashtag #swam. Ambiance #folle.

Dès le vendredi soir, 70 participants de tous âges papotent dans un amphi. On apprend les principes du startup week-end, on remercie les sponsors, amis, jury, coachs. Ha oui ! Merci Poulpita. Je suis coach sur cette aventure. Puis viennent les fire-pitch, une minute (ouaneminioute) pour exposer son idée, et indiquer les compétences que l’on recherche. 30 fire-pitch, une pause pizza, et un vote plus tard, les 11 équipes sont constituées. Ça commence.

L’objectif. Pitcher 5 minutes dimanche à 17h, devant un jury pour convaincre sur son business model, son go to market, son potential commercial, et montrer le proto réalisé pendant le week-end.

Les critères du jury reposent sur le fait d’avoir validé ses hypothèses, avec des vrais clients, d’avoir réalisé quelque chose, et d’avoir des chiffres fiables pour évaluer son marché.

Pour ma part. J’ai aidé les équipes sur la cohérence globale de leur projet, vérifier avec eux que toutes les pistes de positionnement avaient été explorées, que les points sensibles ou de frictions étaient traités, en terme de technologie ou d’acquisition et de parcours utilisateur. Bref, j’ai porté mon regard sur leur projet, avec bienveillance, en cherchant un peu la petite bête. Pardon, à toi que j’ai cuisiné un samedi à 22 heures sur les étapes réelles de l’onboarding d’un parent d’élève dans ton service de liste scolaire, pardon, je regrette, on était trop fatigués. J’ai aussi participé au pitch-clinic, avec les autres coachs. Ce moment où l’on apprend à restituer avec pincettes et fermeté les maladresses des équipe, à les aider à repérer les points de faiblesse de leur discours ou de leur langage corporel (champion du monde, Franck).

Que dire de ce week-end ?

Friendship. Les échanges cordiaux du vendredi soir au dimanche soir. L’ambiance marquée un peu naïvement de gentillesse. Les orga explicitent les règles du jeu. Ya pas de chef, on se remet soi-même en question en cas de conflit, on est là pour s’amuser, ne pas se prendre au sérieux. Ce cadre dégage les enjeux et les tensions, et laisse la place à des rapports simples. Chaleureux. Merci pour cette capsule utopique.

Energy. Des participants qui ont 5 heures de dodo au compteur le dimanche à 17 heures, et qui ont encore l’énergie de pitcher, repitcher. Des orga qui peuvent encore faire le dindon (en vrai) un dimanche midi. Une chenille nocturne sans complexe. Bref. Ça ne s’arrête jamais.

Take your feet out of the building. Les participants sont allés dehors, ont interrogé leur clients, on fait circuler des questionnaires, sont allés parler au gérant du golf de la valette, ont appelé leurs potes pour les interroger sur leur façon de mettre du piment dans leur vie sexuelle (#true), ont contacté les associations de parent d’élèves. Bref, l’esprit de valider leurs idées et suppositions, c’était top.

Purpose. La plupart des porteurs de projets avaient une volonté personnelle, une croyance, une envie, une passion, un truc qui les animait. Bref. Précieuses intentions, précieuses dynamiques.

Skills. On en parle pas souvent, mais la compétence des gars et des filles était là . J’étais bluffé. Parce que délivrer un site, une maquette en 54 heures, il faut quand même bosser. Et. Être assez agile pour faire gazer les imprimantes 3D. Et/ou savoir exactement quel logo on aura, et le faire faire en carton, réalisé par En Goguette. Tout cela nécessite des compétences, et la capacité de gérer les priorités, son temps…

(ce billet de blog est complètement trop long, mais je m’en fous, le #swam mérite qu’on revoit ses merveilles, donc je continue)

Les flash conférences. Peut-on caler dans un challenge de 54 heures deux conférences de qualité sur le bonheur et les difficultés d’être entrepreneur ? Oui. Le #swam l’a fait. Les participants ont eu la chance d’entendre et @gafisme témoigner, avec une sincérité touchante. Et c’est pas rien.

Finalement. L’orga. Les orga. Qui pendant 54 heures gardent le sourire (sauf quand les participants ouvrent le frigo pour piller les boissons, Marie, faut pas la chatouiller, hein). Les orga qui gardent le temps, servent les repas, rangent les locaux, rappellent les règles, gardent un œil discret sur les équipes qui se frittent, attendent patiemment que les coachs ou le jury enfilent leur t-shirt pour faire la photo (enfin, les 16 photos), sont les gardiens du temps, avec une précision folle, gèrent les troupeaux (tous à l’amphi, tous au repas, tous à l’incubation, tous à l’amphi, et ainsi de suite…).

Voilà. Merci. Vraiment le Startup Weekend Aix Marseille. C’était extra.

 

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Some news from W3C innovation lab’s

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I am spending some time this week in Beijing, with W3C folks and members. And there is one thing that I believe deserves to be known. Six months ago, W3C has changed its  organization. And. After having the big picture presented by the W3C staff to the new W3C members, it stroke me that this organization will definitely support the mision of W3C – which is, as everyone knows, leading the web to its full potential. So let me share with you how W3C is going to manage its strategy to shape the future, as the W3C management team explains it.
W3C has now a strategy team. Which role is to identify new topics to be standardized, and supporting its kickoff. This starts with canvassing the web, identifying some W3C members interests, organizing workshops when there is strong suspicion that a specific feature is trendy and that there is a room for a web related standard. Other insights are conversation, press reviews, members requests, identifying community of growing adopters.
Some examples of successful explorations.
W3C recently held a virtual reality workshop, gathering developers and technologist. Questions whether the open web platform could be extended and some track were confirmed. There is an active community group, will bring something to chartering.

Another successful workshop was related to blockchain and the web. The objective was about exploring the opportunity for exposure of blockchain to web apps, and the role W3C could have in improving interoperability – which is what a standard is about. A blockchain community group is currently working on defining the actual web related use cases and evaluating if technology adoption permits to switch to standard deliverables.
How to decide to kickoff new W3C working groups ? Involvement of W3C on a specific techno has to happen at the right point. Too early and the work will be slow and potential irrelevant, too late and the technology might be already fragmented. This has to happen, when the technology is mature, rolled out in devices supporting browsers, and when some minimum viable prototyping has been demonstrated for the web. This is why W3C is encouraging incubation work. Incubation produces prototype, design document, some code examples, and use cases. Based on this first level of assessment, W3C can decide to open a working group. This has also a collateral benefit for the W3C member’s patent commitment – which is about a member sharing for free its essential patents. Because, when signing that royalty free commitment, for a WG, members have a relative clear idea of the group deliverable.
Where is incubation happening? There is a platform to suggest any community group, with limited IP commitment. It can be used to engage conversation, drafting work, and gather people with common interest. Some CG are independant, and others are supported by some W3C team members. In addition, there is a very popular incubation community group, the Web Platform Incubation Community Group, which is known as the entry point to enrich the HTML set of specifications. Anyone can drop a proposal and get feedbacks from major browser makers and web platform influencers.

And how does a feature become a recommendation? Once an incubated work is felt ready by the W3C strategy team, a working group charter is designed. The W3C members will review it, and may finetune, or object. And this is how one new idea has a chance to be part of the famous list of W3C recommendations!

All W3C strategy team work can be followed under github https://github.com/w3c/strategy. Track it and contribute !

Starting a new innovation adventure? I said yes !

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How long have I been wandering in the tech standard ecosystem ? 12 years ! Yeap, 12 years supporting the great ideas of advanced products, building with customers, competitors, partners some industrial solutions. Changing market or technology focus every year, to keep the interest up and learning things. In the telecom area, in the banking field, in the mobile planet and for the sake of the web. I have been proudly representing my company in ETSI, GSMA, SIMAlliance, GlobalPlatform, W3C, OWASP, FIDO Alliance. All those organizations may not sound familiar for you as they are mainly dedicated to B2B markets, or specific to the security industry, but this is where the actors of their respective fields do agree on common technology. Balancing their own interest, with power, smartness and being vision driven (well, …).

And ? This is the end of that series of travels all around the world. Where I could have Sake with some friends, hamburger with others, german beers in gardens, and special moments with those tribes. All having their strong characters, their dedicated supporters, their eternal detractors, their fantastic chairmen and chairwomen (less usual). I met hundreds of people, able to make distinction between conflicting business interest and friendship. Being able to change their mind, learn and share their good advices and experiences. Each tribe was a new continent that I had to discover, understand, and convince (and ended loving them). Leaving that (most of the time) friendly ambiance is a hard decision.

I was offered a great job. Managing the communication of gemalto technology innovation. Cross market, cross company, cross people. The kind of job that you cannot decline when, like me, you used to spend your energy in valuing each pieces of innovation or creative person you met. I said yes. And that ‘yes’ moment was a great one – that I am still appreciating. I am currently making up my mind, drafting strategy, listing all great things that position will allow me to do. Trying to make sure to infuse the spirit of making, sharing, valuing people, stays in the plan, like I used to in all my previous missions. More in few weeks !

Picture : Saint Malo diving, by Nicolas Doreau

Machine Learning pour les simples humains…

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Début Décembre, Nicolas Courtier m’a invitée à présenter devant un parterre d’avocat-e-s et de juristes plus ou moins averti-e-s les bases de l’intelligence artificielle. Ce colloque “Droit et Numérique” avait pour vocation plus large de faire état de la loi et des questionnements sur les disruptions technologiques telles que smart city, big data, machine learning et blockchain. Je ne peux que vous encourage à aller consulter le storify issu de cette journée riche en partage de compétence ou encore de parcourir mon court article sur quelques unes des questions évoquées (in english). Mais je partage également avec vous, cher lecteur assidu, la session que j’ai animée.

Machine learning, kézako. Le machine learning est un sous-catégorie de l’intelligence artificielle, ce qui ne rend pas le sujet moins intéressant. Cette discipline consiste à prédire le comportement d’un système, d’un humain, à partir d’un modèle – plus ou moins précis. Il s’agit donc de s’appuyer sur le passé pour prédire le futur. Oui, enterrons tout de suite notre fantasme d’une machine apprenante, en auto gestion, et qui règlerait les peines du monde à notre place. Parceque le machine learnign se nourrit du passé, précisément, le machine learning nécessite d’avoir une très grande quantité de données, de très bonne qualité. Et oui, le machine learning exige la quantité *et* la qualité. Pour en finir avec les grands principes, afin de déployer une solution à base de machine learning, il vous faut donc, du logiciel qui décrira le modèle de votre système, des data et un data scientist qui affinera le modèle.

Les promesses du machine learning. Elles sont de différents ordres, selon les cas d’usage, mais on peut songer à dupliquer la compétence humaine (comprendre, dupliquer un expert qui a fait de longues études, comme un médecin, un avocat, un travailleur dont la valeur repose sur la connaissance factuelle), on peut également songer à faire mieux que l’humain (en allant chercher des corrélations entre des événements auxquelles le cerveau humain n’aurait pas songé). Dans le domaine des services, c’est la même chose, le machine learning peut améliorer un service (par exemple une recherche par mot clé, ou une recommandation de produits dans un catalogue) ou encore en créer de nouveaux (une gestion intelligente des trolls sur Twitter par exemple).

Les applications gourmandes de machine learning. Potentiellement toutes. Mais les premiers acheteurs de la technologie sont le marketing (la prospection, le contenu sur mesure, le service après vente, le chat automatique…), les services de recommendation/search/match, le monde de la sécurité (pour la prédictions des risques, des fraudes). Tous les espoirs et fantasmes sont permis sur les domaines de la santé (la quêtes de l’immortalité et des diagnostics, meilleurs et au bon moment) et les voitures intelligentes …

Le machine learning, une science qui s’invente. Comme toutes les autres disciplines qui émergent et sont projetées dans notre monde, le machine learning est soumis aux courants hype tels que l’open source, le crowdfunding, le cloud, la création de communauté… La multiplication des initiatives autours du machine learning pour le rendre plus efficace, plus lisible, plus accessible, sont autant d’opportunité d’enrichir cette science.

Bref. Le machine learning est une technologie nouvellement sous les spots de l’actualité, comme blockchain, big data l’ont été ces derniers mois. C’est également une nouvelle opportunité d’agiter les modèles qui décrivent et conduisent notre monde. C’est l’introduction d’un usage encore plus intensif de la données, la fameuse richesse de notre siècle, et c’est également l’acceptation de plus de prédictif, d’à peu près, dans un monde complexe. Une tendance et des usages à observer de près donc…

Et les slides ? Machine learning pour les simples humains, version slide, c’est par ici. Enjoy !

Law and digital disruptions, examples of machine learning and smart city

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As part of the amazing opportunities I get with my job, I have been invited to a one-day workshop, organized by the AFDIT, the french association of lawyers, specialized in IT and computing systems  (part of the International Federation of Computer Law Association IFCLA). This day aimed to have lawyers discussing the impact of technology on the laws, in public area or business area. The perimeter of the discussion was europe and US, thus some speakers from all around the world came and shared their experience. In order to educate and progress on major 2016 topics, the organizers, Nicolas Courtier and Yves Léon, selected the themes of the day as : smart cities, artificial intelligence and blockchain. Here are some interesting elements that were raised all along the day.

Smart city, what does it means ? We all heard about smart city : it is the promise to improve town management, population mobility, citizen service offer, by connecting all possible pieces of information and building some tailor-made services. That is the vision that some local politicians promoted during the day (Caroline Pozmentier, Stéphane Paoli), together with some French Tech actors. The other way to see it, explained by Art Langer from Columbia University is to position citizen in the middle of the town dynamic. By offering him or her better mobility, frictionless social relation, great work opportunities, better democracy, (which is great news for the humans). That vision suggests a potential coming race, among towns, to become the most attractive town in the world, in order to maintain growth in economics and population. All those improved services will be based on large data collection operations, or interconnection of databases. In order to do so, service providers may be required to have private and public actors collaborating, canvassing the city, the citizen and grab appropriate information. And then came the question of the privacy, which might be one of the most challenging questions in that model where the consumer is a citizen.

Big data privacy challenge in smart city. The relevance of the smart city services are relying on the consolidation of a set of data, for which confidentiality and anonymity are hard to garantee. In addition, this mixing of data set triggers the question of ownership and liability. Who would be owning the data and would be responsible for the the failure of data maintenance ? That question would any way have to be answered with the coming european regulation on privacy. As Massimo Attoresi from explained, this regulation mandates that all actors of a service handling data (collecting, processing, storing or destroying) have to take care of the data, by having clear process for user opt-in, transparency in usage, fairness in collection, data minimization (the less you take, the best it is), storage limitation, integrity and confidentiality and inform the user about potential leaks or incident. How to explain a clear purpose of data retention, when you don’t know which service will come from your data collection ? How can you assess the risks, when you have a dynamic system, with cross-system responsability ? How can you garantee anonimity when so much information, including geo-localized ones are collected ? Interesting questions that smart cities will have to answer…

Smart city opportunities. In case citizen consider smart cities as life improvment, some ways to roll out smart city could come with great benefit for the society. Without ignoring potential threat to citizen privacy coming with smart city, Philippe Mouron drafted for us some positive aspects of it. The idea to integrate citizen into service design could be a great way to improve service relevance. In addition, the collection of data, and the fact that data belong to the citizen may accelerate the movment of open data. Philippe advocated also for a better mixing og legal and tech know how in the lifecycle of devices, in order to make sure, that all do see an interest in “the silence of the chips” (aka, users being in control for stopping data collection and leak towards to servers).

What about machine learning ? We discussed during that day the concept of machine learning. I reminded the audience its basic principles. You know. The fact that machine learnng is a sub-categoty of artificial intelligence, which consists in predicting the future (or the most probable one), based on past data. I listed the required skills and tools to roll out machine learning based services (aka, software, some good pieces of data, a smart scientist fine tuning your model). I reminded the audience the first use cases benefiting the machine learning, which are marketing, search and recommendation, security, health and smart cars. One of the main take away that I asked people to remind was the fact that we were switching from a determinist world (where each line of code is describing a possible situation, and where programs take well know roads), toward a world where we describe our environment with a model, with more or less errors and accuracy. Based, on that I took the opportunity to raise questions that machine learning triggers for me, such as privacy, liability and error management. And I got few answers from the other speakers.

What could be the legal impact of machine learning ? @rubin demonstrated how the machine learning could impact the legal business, replacing some assets of the lawers and potentially introducing a better undertanding of risk and gains around trials. Rubin also reminded that the law was not designed for robots, but for human and insuring fair interactions among humans, including in business situation, leveraging on technology. He gave some intersting perspectives on how to pave the way towards a mastered artificial intelligence deployment, based on few principles. Clear responsability, transparence of artificial intelligence in decision making (specially for the ones suffering the decision), efficient maintenance and regular audit of the artifial intelligence systems involved in services, and lastly, a permanent possibility to challenge the results of services based on artificial intelligence. Those principles based on good will and fair relation were good to hear and could be integrated in any strategy embedding machine learning, now.

My take away from that leal and tech workshop. Yes, definitely, mixing of perspectives and visions are key to have everyone progressing in understanding a transversal topic such as technoogy in society. And. The topic of ethic in software is definitely an additional item to add in our watch list, together with the privacy expectations.

 

Pitch and Play !

Pitch and Pitch. Last week I have been part if a gemalto team organizing a hackathon, on security topic, with some great dev, tech architects, product managers and marketing folks. We spent 3 days playing the game of being a start up. And, obviously, we had to play the game of the pitch. This kind of standard exercice, where a jury expects from you, all the energy, all the positive power, to decide to bet on your project. That formal presentation mandates that you cover important stuff such as purpose of your project, ultimate value proposition, amazing business model, and potentially unveiling your heart, to convince everyone that investors can trust you, in rolling out the stuff you promised, to make them rich. Well, that is a short sumup of a pitch, but here is the spirit. And that is usually a lot of pressure.

Play and Pitch. This is where I believe the PitchCards project could help. I had a chance to handle a beta version. That PitchCards project is a game. It is about helping pitchers to pitch, with no fear. The purpose of the game, is to pitch on a pure exotic project. A project that you have to invent in 10 minutes by collecting, eyes closed, 3 cards. One for indicating which type of project you will work on (a connected device, a car, …) and two others that will express a domain, or a target (babies, dinosaur, …). Once your pitch is ready, you will have to pitch, present it in front of the other players. Purpose, business model, and all the nice story your imagination built. Your audience will listen carefully, and will have to feedback how was your pitch. this is trigerred by choosing random questions from a card deck. Where did you look at ? Did you breath correctly ? What is your motivation ? …

Pitch and Learn. I believe that this game is sooooo relevant in this special timing of a hackathon. This is a way to train your attitude, to educate your voice and your mindset to present something fun, removing the fear and the giant-attachement every startupers has with its own project. It is much more easy to receive a question related to your talk efficiency, while dealing with a fantaisist project, then speaking about the super-idea you have been working on during 3 days or 3 months, isnt’it ?

Buy the project. The PitchCards project will go live in January and you will have a chance to sponsor it, as it will land on Kickstarter. In the meantime, the team made of Will and Camille will improve, train, pitch and redesign the cards and concept. But definitely, as a beta tester I enjoyed, the concept and the spirit ! You might also, if you have any interest in pitch fun.

Is Hardware Based Secure Web Services a lost quest ? No. Well…

typewritting

As co-chair of the W3C community group aiming to offer to web developers the possibility to access to services provided by hardware token, I am receiving some questions on a regular basis about where does this work go …

Well. Executive summary. The good reasons for allowing a web app to access to secure services stored in a harware token, and the possible ways to implement that in browsers are ready. But this is still not in the W3C planet. This is in a form of a report, edited by Sébastien Bahloul, a Morpho guy, and discussed with W3C Community Group members.

In details. The good reasons for allowing a web developers to access to keys stored in a hardware toke, or to trigger a signature which can not be repudiated are detailed in the report. There are some specific industry examples, such as government e-services, or e-banking services, or commercial transaction, which requires legal binding, such as online signature. The potential users of this feature are legions. Basically, the european regulation, named eIDAS “regulates electronic signatures, electronic transactions, involved bodies and their embedding processes to provide a safe way for users to conduct business online like electronic funds transfer or transactions with public services”. To deploy such services on the web, the web developer needs to have some mean to access hardware token (or the web will miss that digital european trust promise). Other countries such as Bolivia, Uruguay, Argentina and Peru are also requiring similar technology.

The technical aspects. The technical proposal embedded in this report is made of two technical features. First. A way to implement the W3C Web Crypto API in hardware token. this is to allow the generation and the usage of a cryptographic key inside a token belonging to the user. Second. A way to digitally sign a transaction with a a key, again stored in a hardware token, and performing the signature confirmation via an interface the user can trust. Those two services are some of the building blocks to have a trusted web, where the user is in control of the credentials used to cipher or sign some data.

So what is wrong ? Well. This set of usages and technical feature were presented to a large group of W3C members during last W3C TPAC. And, nothing amazing happened. The browser makers were kindly requested to have a look at it. But they demonstrated low interest, while this topic has been discussed since september 2014. There might have a cultural problem here behing the slow progress of this topic in W3C. The online access to european government services is not a priority for the major browser makers. In addition most of the actors of the security have managed some hacks to be able to use smart cards or hardware token, like plugins. But this era is over, as plugins maintenance and attacks are getting more sensitive.

And what is next ? Next is about gathering the companies and countries interested in that feature, and start to demonstrate W3C that there is an important question here : do we want the web to get in the secure services, as requested by online signature and government services ? So if you are part of the actors believing this web feature is key, join the Hardware Based Secure Services CG, so that we can collectively work on creating a Working Group in W3C…

What’s happening with the W3C Web Crypto API ?

 

Well. The specification is finished !

[here a cheering to Ryan Sleevi, Mark Watson, Harry Halpin, who actually led the editorial stuff during this 4 years work].

Where is it ? You can read the most recent version here. It is this version that will be submitted to the W3C Director (Tim Berners Lee), in order to make it a real W3C recommendation. Crossing fingers.

Is it real ? Yes. During the lifetime of the spec we got major browser makers contributing and monitoring, aka, Google, Microsoft, Mozilla. Thus it is implemented. See http://caniuse.com/#feat=cryptography

Where is the interoperability proof ? The test coverage can be found here.

So. What is the future ? Consider things are moving on, and the group will soon enter its maintenance mode. the next action, once the specification is a Recommendation will be to listen to the market and add any new algorithm that will be widely used.

Thanks ! That was a long and passionated work in W3C. Thanks to all members and individuals who contributed…