Couleurs et reliefs chez Sangie

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Il me tentait depuis des semaines cet Atelier 13. L’atelier paumé dans la périphérie de La Ciotat. Mi-hangar et laboratoire secret, où paraît-t-il, il se passe des choses… Et puis vendredi, je suis passée. Je voulais découvrir l’univers de Sangie. Pour un vernissage.

L’Atelier  13. On franchit la marche de béton, et on trouve un intérieur indus. Canapé, statues, tables disparates. Au fond, un bar, et le propriétaire des lieux qui vous traite comme l’amie d’un ami. Les habitués alignés sur les tabourets. Des jeunes, des vieux, des tranquilles.

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Sangie, peintre-femme, douce et forte. “Je me suis brisée. Je suis repartie. Plus rien ne se mettra entre le bonheur et moi. La passion me porte !”. Sangie travaille la matière, les émotions, et tout cela finit en abstraction. Nuances de reliefs, mélange intime de couleurs, aux détails travaillés. Sangie nous accompagne dans la découverte de ses œuvres en prenant soin d’accoler une phrase poétique, une pensée. Et on saisit mieux encore sa proposition. Ici, l’élection de Trump, là, une douceur qui manquait, celui-là, une vue de New York…

Voici quelques pixels volés, pour partager avec vous un aspect de son travail qui m’intéressait particulièrement : la matière et la danse des couleurs.

Son travail se découvre par ailleurs sur son site, . Merci Sangie pour l’invitation, l’énergie, le partage et les rencontres !

Urban Style au Studio de la Plage !

Cette semaine, je dégustais quelques verres de blanc au vernissage de l’exposition de photographie Urban Style au Studio de la Plage, à Marseille. Certes, cette exposition Urban Style a pour but de vendre des œuvres artistiques remarquables, mais c’est également le résultat de merveilleuses rencontres humaines, l’intersection de vies remarquables. Huit artistes, trois amoureux des arts – dont mon amie Marie Laure Bardy – et deux frères, les Delleuse.

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A ce vernissage, on croisait des gens venus de tous horizons, de la bourgeoisie marseillaise, des jeunes étudiants, des artistes comme Monsieur Garcin. Tous heureux d’être là – les sourires ne trompaient pas du côté du bar, où je me suis égarée à servir quelques “petits” blancs.

Finalement. Les œuvres présentées invitaient au commentaire, à l’échange, à l’évocation des souvenirs. Le bon vieux temps, ou les temps nouveaux.  Je livre ici mes coups de cœur.
Pierre Jean Amar. Le Vallon des Auffes, vu de la corniche, il y a bien longtemps. Conquise par la structure de la photo : méli mélo d’immeubles, de bateaux, de voitures,  de maisonnettes, avec le débutant “Chez Jeannot”. Du même auteur, on notera les escaliers de Notre Dame de la Garde. Labyrinthe. Plongeant sur les barres d’immeubles , barrettes interminables. auffes

Hannibal Renberg. Que dire. Minimalisme du cadre. Personnages centraux. Ses photos obligent un investissement, viennent directement questionner nos fantasmes et nos peurs. A qui parles-tu. À quoi penses-tu? Sommes-nous en lignes ou désaxés.  Je n’oublierai jamais Le baiser de la Dame en Noir et cet enfant qui semble prédir un avenir à un couple enlacé “Elle ne n’oubliera jamais, elle ne partira jamais”. On croise les doigts pour que la prophétie se réalise… Le travail d’Hannibal est en ligne par ici : https://www.instagram.com/leoleoparis/.

Bernard de Tournade.  Le Festival de cannes. Les mamies sous la pluie, la tête couverte, qui d’un parapluie, qui d’un chapeau plastique. Défilé de vieilles dames sous l’affiche du monument oublié de Gérard Lauzier “La tête dans le sac”. Sur l’affiche, une femme presque nue baisse sa culotte. La nudité contre les corps protégés.

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Olivier Dumonteil. Autre coup de cœur. Silhouette noires derrière la vitre, gouttes de pluie. Un bijoux (encore mieux dans l’expo, sans les reflets).

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Laurence Brazil.  Le thème du quartier du Panier, le MUCEM et jeux de pluie. Comment a-t-on pu louper le “musée des civilisations” et le défilé des visiteurs si divers sur la célèbre passerelle…

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Patrick Andruet. Il livre un travail de mise en valeur de photo. Moi j’ai préféré la vue de Marseille depuis l’anse du Pharo. Venise à Marseille. venise

L’exposition vous accueille jusqu’au 13 Mai, dans ce magnifique lieu du Studio de la Plage, entre l’espace Borely et le Red Lion de la Pointe Rouge. Vous pourrez visiter ce lieu magique et vous offrir une œuvre – les prix sont abordables. Plus d’information ici

Some news from W3C innovation lab’s

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I am spending some time this week in Beijing, with W3C folks and members. And there is one thing that I believe deserves to be known. Six months ago, W3C has changed its  organization. And. After having the big picture presented by the W3C staff to the new W3C members, it stroke me that this organization will definitely support the mision of W3C – which is, as everyone knows, leading the web to its full potential. So let me share with you how W3C is going to manage its strategy to shape the future, as the W3C management team explains it.
W3C has now a strategy team. Which role is to identify new topics to be standardized, and supporting its kickoff. This starts with canvassing the web, identifying some W3C members interests, organizing workshops when there is strong suspicion that a specific feature is trendy and that there is a room for a web related standard. Other insights are conversation, press reviews, members requests, identifying community of growing adopters.
Some examples of successful explorations.
W3C recently held a virtual reality workshop, gathering developers and technologist. Questions whether the open web platform could be extended and some track were confirmed. There is an active community group, will bring something to chartering.

Another successful workshop was related to blockchain and the web. The objective was about exploring the opportunity for exposure of blockchain to web apps, and the role W3C could have in improving interoperability – which is what a standard is about. A blockchain community group is currently working on defining the actual web related use cases and evaluating if technology adoption permits to switch to standard deliverables.
How to decide to kickoff new W3C working groups ? Involvement of W3C on a specific techno has to happen at the right point. Too early and the work will be slow and potential irrelevant, too late and the technology might be already fragmented. This has to happen, when the technology is mature, rolled out in devices supporting browsers, and when some minimum viable prototyping has been demonstrated for the web. This is why W3C is encouraging incubation work. Incubation produces prototype, design document, some code examples, and use cases. Based on this first level of assessment, W3C can decide to open a working group. This has also a collateral benefit for the W3C member’s patent commitment – which is about a member sharing for free its essential patents. Because, when signing that royalty free commitment, for a WG, members have a relative clear idea of the group deliverable.
Where is incubation happening? There is a platform to suggest any community group, with limited IP commitment. It can be used to engage conversation, drafting work, and gather people with common interest. Some CG are independant, and others are supported by some W3C team members. In addition, there is a very popular incubation community group, the Web Platform Incubation Community Group, which is known as the entry point to enrich the HTML set of specifications. Anyone can drop a proposal and get feedbacks from major browser makers and web platform influencers.

And how does a feature become a recommendation? Once an incubated work is felt ready by the W3C strategy team, a working group charter is designed. The W3C members will review it, and may finetune, or object. And this is how one new idea has a chance to be part of the famous list of W3C recommendations!

All W3C strategy team work can be followed under github https://github.com/w3c/strategy. Track it and contribute !

Résilience, la leçon de Boris Cyrulnik

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Boris Cyrulnik. Conférence sur la résilience. Son grand classique. Qu’il maitrise et narre comme personne. Il joue comme un enfant avec le public, seul sur scène, avec les mots, simples, les exemples lumineux, épurés, les anecdotes. Un style inénarrable. Mais je vous raconte quand même.

En préambule, Boris Cyrulnik raconte le lien entre l’âme et le cerveau. Son postulat de base, pour mettre tout le monde d’accord (après avoir un peu écorché Descartes, paix à son âme) : l’âme et le corps sont la même chose, le cerveau est sculpté par nos émotions, dixit la neurologie. L’enfant et son cerveau, se construisent avec l’autre, avec les émotions qu’il vit avec ses parents, ses frères, ses sœurs, la tribu. Dans un cadre d’échange, dit normal ou équilibré, sans trauma, les neurones sont sollicitées et les lobes pré-frontaux développent, le cerveau grandit. L’enfant privé de cela aura donc une développement neurologique, moins harmonieux.

Deuxième mise au point. Boris rappelle que chaque individu traverse des épreuves dans sa vie. L’épreuve est un moment difficile, que l’on traverse avec une conscience de ce qui arrive, avec une capacité à se projeter dans un après, une recherche de solution. Une épreuve est un peu difficile, mais n’altère pas les fonctions neurologiques. Dans les épreuves, on reste soi même. On cherche ce qui marche pour se débattre, pour s’en sortir. En revanche, le trauma, c’est autre chose. C’est un événement si intense que le cerveau s’arrête, temporairement. On perd une partie de sa capacité à réfléchir, à se penser. Et si on est seul. On ne se relève pas. Note : la limite entre trauma et épreuve est non prévisible, cela relève de la sensibilité et de l’histoire de chacun. Il n’y a pas de lien entre l’intensité du trauma et l’effondrement. La signification des trauma est très intime. Bref, à chacun son craquage personnel.

Et c’est là que la résilience entre en piste. On a vu le cerveau qui se développe, le trauma qui arrête tout. Et c’est là que la résilience entre en piste. Qu’est ce donc ? C’est la capacité à dépasser cet état de trauma, cela peut même être la capacité de transformer le trauma en quelque chose qui aide l’évolution. Boris Cyrulnik a utilisé une belle expression pour évoquer la résilience : c’est remettre de la liberté là où le cerveau est prisonnier. Mais pour cela, il faut faire travailler la mémoire, évoquer, ré-évoquer son histoire. Les moyens de la résilience sont donc tous les prétextes pour alimenter le cerveau avec des idées, qui viennent manipuler à nouveau une histoire figée. C’est là que le rôle de l’autre va à nouveau entrer en jeu, comme dans le cas du petit enfant qui se construit. Puisqu’il s’agit de stimuler un cerveau engourdi: la présence silencieuse, une main sur l’épaule, un café chaud tendu, une œuvre artistique, du sport, une conversation au restaurant, un film, une chanson. Ici, l’art aura pour vocation de lancer un fil d’associations nouvelles, un point de vue différent, une projection individuelle autre. Tous ces petits pas sont essentiels pour redonner de la flexibilité à l’histoire de l’individu. Tout ce qui va venir caresser doucement le trauma, créer une relation de sécurité pourra conduire l’individu vers la résilience. Viennent ensuite les phases actives qui peuvent être un récit, un écrit, un débat. Tout ce qui permettra de se projeter positivement comme l’altruisme, le collectif, le don. Toutes ces mécaniques qui réactivent la relation vers l’autre. La résilience, c’est dépasser le trauma, redevenir soi, libre et conscient. Tout un programme.

Nous voilà donc avec de belles définitions. Boris Cyrulnik est clair, si clair que l’on a l’impression que trauma et résilience sont presque un acquis. Et puis viennent les questions du public. Ici encore beaucoup d’humanité et d’apprentissage.

La résilience et devenir fort. Au jeune homme qui avoue avoir subi un trauma, et qui demande ‘mais finalement, le trauma et la résilience, n’est ce pas une chance pour l’individu qui ressort plus fort’. On a tous envie d’entendre Boris dire oui, oui, bien sûr, les contes de fée, Nietzche, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, toussa. Et bien non. Boris nous rappelle que le trauma laisse à chacun une marque de vulnérabilité, que l’on peut sublimer, raconter, explorer, mais qui restera une vulnérabilité. Toute sa vie. Passer une seconde fois sur cette trace de vulnérabilité, et l’individu tombe à nouveau.

La résilience, toujours possible ? A l’éducateur qui demande comment mesurer la capacité de résilience d’un enfant ou d’un adulte, Boris donne quelques pistes. La salle écoute encore, religieusement. Tout dépend de avant, pendant, après. Avant. Dans quel type d’ambiance l’individu se trouvait-il ? Entouré, nourri, en présence d’altérité. Ou isolé et en carence affective. Pendant. La source du trauma joue un rôle important dans la résilience, puisqu’elle induit directement la capacité de pardon de l’individu. On aura plus de facilité à pardonner une cause éloigné, lointaine, une catastrophe naturelle. Mais plus la cause du trauma se rapproche de son cercle de confiance ou d’intimité, plus le pardon est difficile. Et la résilience longue. Après. Si juste après le trauma, l’individu est resté seul ou s’il a été entouré, même silencieusement, la résilience pourra être plus accessible.

Pour aller plus loin. Évidemment Boris Cyrulnik a écrit des livres, fait des articles, est apparu dans des interviews et conférences. Et je ne peux que vous encourager à aller les consulter.  Ses mots sont autant de pistes pour comprendre ou relativiser ses propres épreuves ou trauma ou aider son entourage à surmonter les moments difficiles.

 

 

That little voice in my head…

Standard is about building consensus, in long meetings. Spending few days of meeting, keeping concentrated on governance aspects, even with the most friendly folks is not always easy. To survive and share with the group good ideas and insights, I am working as a team with my little voice. And here are the things this little voice reminds me when things are getting boring, crazy, unexpected, too warm… Well, here are some crisis hints for marathon meetings.

Virginie, do not to get nervous when you suspect bad faith around, do not to get nervous…

Hey, honey. Make your points, one by one, taking time (you deserve the time you use).

I authorize you multi-tasking, when you can afford, it also releases tension when the conversation is getting warm or turning in circle and there is nothing you can do about it…

Relax. Listen with no intention at all to answer, you will make your point tomorrow.

Ask this simple question, go, ask it ! Go! Raise hands !

Rule number one. Express your perspectives, your general goal, to allow other to understand where you wanna go (I came in peace) …

Pffff. Don’t know what to say ? Try ‘That is an interesting feedback’…

Virginie ? Did you read the fucking manual (aka, the material supporting discussion, mail, communication related to it, controversial content, …)

Come on ! You will not win that decision in one shot, take your time, this meeting is not the only one.

Be polite. Thank you, mister or miss, for supporting my ideas.

Pssst, state the problems, even if you dont have the solution, some one else may…

Thanks to that voice, so helpful not to loose myself. It deserved a blog post…

Starting a new innovation adventure? I said yes !

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How long have I been wandering in the tech standard ecosystem ? 12 years ! Yeap, 12 years supporting the great ideas of advanced products, building with customers, competitors, partners some industrial solutions. Changing market or technology focus every year, to keep the interest up and learning things. In the telecom area, in the banking field, in the mobile planet and for the sake of the web. I have been proudly representing my company in ETSI, GSMA, SIMAlliance, GlobalPlatform, W3C, OWASP, FIDO Alliance. All those organizations may not sound familiar for you as they are mainly dedicated to B2B markets, or specific to the security industry, but this is where the actors of their respective fields do agree on common technology. Balancing their own interest, with power, smartness and being vision driven (well, …).

And ? This is the end of that series of travels all around the world. Where I could have Sake with some friends, hamburger with others, german beers in gardens, and special moments with those tribes. All having their strong characters, their dedicated supporters, their eternal detractors, their fantastic chairmen and chairwomen (less usual). I met hundreds of people, able to make distinction between conflicting business interest and friendship. Being able to change their mind, learn and share their good advices and experiences. Each tribe was a new continent that I had to discover, understand, and convince (and ended loving them). Leaving that (most of the time) friendly ambiance is a hard decision.

I was offered a great job. Managing the communication of gemalto technology innovation. Cross market, cross company, cross people. The kind of job that you cannot decline when, like me, you used to spend your energy in valuing each pieces of innovation or creative person you met. I said yes. And that ‘yes’ moment was a great one – that I am still appreciating. I am currently making up my mind, drafting strategy, listing all great things that position will allow me to do. Trying to make sure to infuse the spirit of making, sharing, valuing people, stays in the plan, like I used to in all my previous missions. More in few weeks !

Picture : Saint Malo diving, by Nicolas Doreau

Friendship Incorporated

love

How did my friends amazed me again ? In one week, a single week. And what to learn from that…

But first. The story. I had to move in a new flat, quite quickly. I had low possibility to reuse my old furnitures. That move was sudden enough that I did not manage to make saving to pay new fridge, shelves, new every basic things that should go into a flat. I contacted my best friends, the closer circle and some broader, mentioning. “Dear friends, I have to move somewhere and I have nothing. What could I get from you, that you would be ready to give me, for free. Having in mind that I don’t want you to miss to make money with second hands market, and that I don’t want you to miss anything, once that thing will be gone.” I mentionned clearly that I would not have money to balance that donation, but would definitely have open bar sessions to the ones giving a hand (and the others trying to). And the miracle was. In less then a week, I got from those friends enough furnitures, washing machine, beds, sofa, sheet and dishes to start living in my new flat. In addition, I got from those friends help for repairing, painting and washing that new home.

So. The lessons. One could think that alcool is ruling the world, as I offered open bar in my new home and got so much success. Another one might see that me and my friends have invented a super cool startup that is disrupting Ikea and second hand furniture market. But I believe that something else happened. Few things I feel important to notice :

  • Demonstration of solidarity was made. In my thank-you email, I listed around 20 people in my close circle that helped or gave. This includes only friends. Yes, they had in common a profile of quadra, middle class, familly built, they could afford to do so. But still. Their answer was generous …
  • We are really diving in a surplus society, an affluent society. Each of us has definitely much more then what he needs. This is why I got so much things from  attic, basements. Of course, I did not filter, I took everything, without imposing any criteria.
  •  I am living now with basic things in my flat. Few furnitures, a table, some chairs, coffee cups and wine glasses for my friends visiting me, some vintage dishes, internet connection and my books. That is leading to a great satisfaction, I realize now how material things have overloaded my life those last years.
  • Hey ! All happened with no need of an app. This happened in my close circle, in real life, eyes in eyes, smiling and having great live discussions. I could have gone through donation nice application, I could have used my circle of virtual friends on social network. But I realised that the wealth was also in my real life proximity friends.

Of course, this is the beginning of something, we might discuss that again in one year and see if this “light life” is still suitable for me and my familly. But I got from that situation some great quality life improvement; being able to focus on what matters. And this is another reason to thank my friends, and whisper here to them “I love you”.

Note : That new situation is also triggering some questions on the way I use my time and how my digital life in progressing, some more thoughts to share soon…

Middle Life Crisis Toolbox : about resilience

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Some of the things I have looked at those days is resilience. How can you survive bad moments, build again, start from scratch, after an incident that is affecting you (whatever its cause). Again, just like for bad emotion, or anger, here are some articles I identified as bringing some pieces of answers. Those are not *the* answer, but an opportunity to deal with notions and play with it.

For the ones looking for the ideal and theoritical conditions for resilience. Here is a good way to start : some short lists with 5 entries or 10 entries (for the bravest ones). This is an opportunity to catch what resilience means, and why it could matter. Sounds like a magic recipe. Each of us could identify what item corresponds to his natural tilt and what item is missing and may potentially be considered.

For the ones who needs to silence their constant self-criticism, in order to find peace and listen to themseves. Here is an interesting blog on how we sometimes kill ourselves by being to harsh on ourselves. To tease you, here is an extract :  “We know virtually nothing about ourselves because we judge ourselves before we have a chance to see ourselves (as though in panic).” Hum, hum ?

For the ones locked by conflicts and emotion, and who wants to get rid of that. I liked that blog post about managing your emotion. The most interesting point of that story is this notion of “a story hurts you, because it clashes with a story sensitive to you”. So let’s find our sensitive stories. In addition, I found crucial this idea of victim and villain caracter that we ususally allocate in conflict (guess who is the victim ?). The author suggests to make a shift in that, and try to ignore those roles (easy to say, I admit, but why not trying…).

For the ones, fan of analogy with working conditions, and believing that not to fall is the key. It is actually to recover which maters the most. This is what is explained in this Harvard Business Review blog, about work. It suggests to have real breaks. So could we in our personnal lives. Resilience Is About How You Recharge, Not How You Endure

And for everyone, think about that a second…