Me, myself and I en harmonie (un peu plus)

my buddha

Depuis un an, bientôt, il y a une chose qui a révolutionné ma petite vie intérieure. Outil de survie, d’accompagnement nécessaire : la méditation – le courant de la pleine conscience. La découverte des émotions, la gymnastique intellectuelle de savoir quoi en faire, la capacité de reposer son esprit et de le rendre moins sensible au chaos de notre monde. Voilà ce qui m’a sauvée d’un naufrage qui pointait le nez. Je ne vais pas vous expliquer la méditation (vous avez sans doute DuckDuckGo, comme moi), mais je souhaite partager les quelques conséquences que cette pratique a eu sur ma façon d’aborder chaque matin.

Penser présent. Se défaire des projections futures, paris improbables et enchaînés. Combien de fois, lâchant prise sur le timing parfait, ai-je été surprise par une situation qui se déroulait si bien, dans le bonheur, en gérant l’imprévu en souriant. Exit le planning et l’anticipation. Exit cette tension qui oblige à être bien ici, et dans le lointain, avec toutes les hypothèses remaniées sans cesse, en live, en permanence. Exit tout ça. Bienvenu la sérénité.

Respecter son émotion. Marquer un temps, reconnaître et accueillir l’émotion, décider de sa réaction (sauf cas extrême de colère, on a le droit de tout envoyer bouler). Décider de mes réactions m’a permis de pratiquer de nouvelles stratégies : le silence, la fuite, la demande de délai, toutes ces choses que je ne me permettais pas jusque là, parceque, parceque, … allez savoir pourquoi.

Le moins de jugement. J’ai mes valeurs fondatrices – qui m’appartiennent. Et puis il y a mes comportements. Et entre les deux, un écart. Toute la richesse et la subtilité de la vie. Loin de juger mes faux pas, mes incidents, mes merdouillages, j’apprends à faire avec. Et à ne pas grossir mon panier de culpabilités inutiles. A réparer plutôt que de m’en vouloir. Alléger mon pas, donc.

S’économiser. Placer son énergie pour ce qui nous fait du bien (ce bien que l’on sait reconnaître puisque nos émotions nous l’indiquent). Je pensais savoir le faire. Je le fais mieux. Mais ce que je ne faisais pas ou à moitié, c’était faire le tri. Dire non. Repousser les choses, les gens qui peuvent me faire du mal (ce mal que l’on sait reconnaître puisque nos émotions nous l’indiquent, okay, vous avez compris, notre corps, ce héros). Ne pas saisir toutes les occasions de la vie, surtout si tout chuchote “non, il ne vaudrait mieux pas, I would prefer not to”, y inclus vos papillons de peur dans le ventre.

Ces changements ne sont pas arrivés en quelques jours, ni en trois mois. Il m’a fallu une année d’expérimentation, à mon rythme. Pas de routine, pas de challenge, juste des tests, des méditations plus ou moins régulières. La motivation de continuer prenait racine surtout dans mon ressenti. Le constat qu’une vie parsemée de moments de tranquillité, de sas de décompression, tels que la méditation en propose, est une vie qui s’apprécie plus, qui ne vous met pas à terre à la moindre embûche, même lorsque on se sent fragile. Bien sûr, il y a des hauts, des bas, des contrastes, des moments difficiles, des descentes, mais je ne crois pas qu’il soit écrit (ailleurs que sur les réseaux sociaux) que la vie doit toujours être splendide et magnifique.

Bref, cette vie, un peu nouvelle, est juste plus savoureuse, intense, et franchement joyeuse parfois. Un truc équilibré, que je souhaite à chacun.

Et puis …

 

 

 

Arles, encore et toujours…

Impression

Arles, la belle. Arles qui accueille fidèlement les rencontres de la photographie, deux mois durant, depuis des années. Après le passage de touristes juillettiste ou aoûtistes, éduqués, les expositions restent, silencieuses. On les savoure d’autant mieux. Ici, ma sélection coup de cœur, les clichés, artistes ou ambiance qui m’ont faite chavirer.

Je reste gorge nouée devant Fusake. Son approche, son cadre, son jeu, son obsession de Yoko, diabolique, les corbeaux, sa séries de 6+1. «L’incurable égoïste» est sa première rétrospective en Europe, et je suis ravie de pouvoir en profiter.

 

Dans l’espace Chiringuito. L’ambiance, transat et tapas. Musique joyeuse ôh latina. Et plusieurs expositions. Tout d’abord. Toutes proportions gardées. Hommes et femmes hors normes, trop grand, trop petite, trop lourd, sujet de foire, ou juste légendes. L’exposition “Toutes proportions gardées” passe en revue les mille et une façons d’user et d’abuser de la figure des monstres (au passage, on notera qu’on a enfin trouvé l’homme canon, les filles, ha, ha). Un petit écho à l’exposition Mauvais Genre des rencontres de l ‘année dernière.

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Et la Colombie. On en parle ? Au même endroit, pas loin des monstres, on est plongé dans une atmosphère Colombienne des années 80. Photos géantes, collées au mur, catcheurs, tueurs à gage, femme fatale, je reste séduite par la mise en image des souvenirs de l’exposition “La vache et l’orchidée, photographie vernaculaire colombienne”, plus vivants que nature.

On passe chez Jean Dubuffet. Que l’on voit travailler dans son atelier. Mille photos de ses motifs, fonds, étiquetés précisément, “festin de rocher”. L’exposition ne se raconte pas, puisque on est à la fois avec le maître, avec ses admirateurs, devant ses œuvres, et ses archives photographiques.

Puis vient l’exposition-enquête de David Fathi. Ce photographe met en scène la façon dont Henrietta Lacks, femme afro-américaine, dont des cellules furent prises à son insu à l’occasion de son passage (et de son décès) à l’hôpital pour une tumeur cancéreuse. Ces cellules furent à la base de nombre d’expérience scientifiques, exploitées, reproduites, sans que jamais cette femme (ou sa famille) ne soit impliquée, remerciée, informée.

 

Davis Fathi 1

Arles, c’est aussi une ambiance. Les promeneurs qui chuchotent dans les rues sinueuses, la terrasse du café déserte, le premier frisson de l’automne, les murs bavards.

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Les expositions terminent le 24 Septembre. Courez-y ! https://www.rencontres-arles.com/

 

Note : mes autres billets d’expo diverses et variées, de Paris à Marseille, en passant par Boston…

 

2 min de Saeptem le soir, espoir…

J”ai très envie de partager avec vous l’expérience, l’exercice, la proposition de @Saeptem. Chaque jour, Saeptem nous fait part une réflexion personnelle, il brode délicatement un thème de vie, de société, de relation. C’est souvent rondement mené, bien dit et lu, et surtout ouvert et généreux. Une réflexion, loin de tout jugement, un partage sincère et simple. Depuis fin juillet, il enregistre et nous offre chaque jour sa pensée dans un podcast de deux minutes. C’est long et court, c’est tendu ou relax, ça dépend des soirs. Mais c’est très souvent très bien.

Ça s’appelle #2minAvantDeDormir – mais moi je l’écoute le matin, parce que Saeptem et moi, on ne va pas dormir à la même heure.

Deux minutes par jour, depuis le 23 Juillet, je trouve que ça commence à ressembler à un exploit. Deux minutes par jour, depuis 30 jours, ça vous fait 30 épisodes à rattraper, et vous pourriez être découragé-e-s. J’ai donc sélectionné pour vous 6 épisodes qui m’ont particulièrement touchée – parce qu’ils sont plein d’émotion, parce qu’ils expriment ce que je ressens parfois, ou exactement son contraire, ou parce qu’ils montrent une piste que je ne connaissais pas.

Savourez !

Les placards de l’esprit https://soundcloud.com/saeptem/deux-minutes-avant-de-dormir-300717-les-placards-de-lesprit

La foi https://soundcloud.com/saeptem/deux-minutes-avant-de-dormir-250717-la-foi (oui, la foi)

Le cul entre deux chaises : https://soundcloud.com/saeptem/deux-minutes-avant-de-dormir-050817-le-cul-entre-deux-chaises

Le trop présent fantôme du passé https://soundcloud.com/saeptem/deux-minutes-avant-de-dormir-130817-le-trop-present-fantome-du-passe

Maintenant je danse https://soundcloud.com/saeptem/deux-minutes-avant-de-dormir-100817-maintenant-je-danse

Dans le vide, on meurt https://soundcloud.com/saeptem/deux-minutes-avant-de-dormir-24072017

 

 

La galerie de portraits …

Dans mes écrits littéraires se trouvent des portraits, femmes et hommes de ce siècle… En voici une liste non exhaustive mais déjà attractive… Enjoy !
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J’écris ailleurs…

Parceque ça n’est pas toujours facile de faire un blog méli mélo, de tech, de web, de sécu, d’art, de littérature, bref, tout ce qui me passionne. J’ai préféré caler ailleurs mes textes littéraires, écrits entre deux avions ou deux nuits courtes.

Si tu veux savoir où j’écris, c’est sur WeLoveWords, la face littéraire de @youlovewords, plateforme de mise en relation de blogueurs/écrivains et marques.

Si tu veux lire ce que j’écris, voici le lien qui assouvira ta curiosité. Les textes sont classés en commençant par le plus populaire – je te le donne en mille, il s’appelle Insomnie.

Voilà : enjoy

#BelEté