[mots] Sucre Dandy

dandy sucre 2Je suis un dandy crush. Ouaip. J’écoute enfin la voix qui me poussait à vivre d’amour et d’eau douce. Je rentre par affection dans le cœur d’une belle. Souvent jeune. Une compagne de publicité. Alors plutôt que d’effrayer la chronique et de risquer une volée de pois verts (le confit des générations, toussa), je mets de l’eau dans mon bain. Je me fais petit. Nous prenons du bon temps. Nous faisons des pulls de savon, je lui passe du vernis de conduire, et elle rend son pied. Moi aussi, croyez-moi. Ça dure ce que ça dure. Tant que personne ne vend la messe. Je profite de ma vie d’amant songe. Je savoure cette avale hanche de bonheur et de pensement. Jusqu’à ce que nous rencontrions embûche ou dos d’âme. Pardon si ma mangue fourche, mais je suis si pressé de retrouver ma petite âme. Je file…
Note :
Ce texte est composé de mots volés dans le lexique que créée patiemment Etienne Candel, sur son compte Twitter, jour après jour. Le lecteur curieux trouvera ci-dessous quelques mots d’Etienne qui expliquent notre collaboration éphémère, autour de ce Dandy. 
Etienne Candel :
Virginie Galindo m’a proposé de cosigner le texte qu’elle a écrit à partir de certains des mots que j’ai envoyés sur Twitter. Ce n’est évidemment pas « mon » texte…. mais il y a là une réalisation de quelque chose que j’espérais : une réappropriation active de ces expressions, de ces bouts d’un langage avec lequel je joue, ou plutôt qui me fait jouer, et que j’espérais voir faire jouer aussi d’autres que moi.
Virginie recompose un récit possible, un cheminement probable dans ce langage. A la fin, ce serait comme un lexique actif, comme une langue dont la syntaxe articulerait, avec des règles et une logique sémantique, les lexies que je note « quand elles viennent ». Ce texte a pris le parti d’un ordre et d’un sens possibles dans ces fragments.
Un ordre, un sens : je ne peux que voir dans ce texte en forme de monologue une sorte de portrait possible, non pas de moi, mais d’un individu qui, ne vivant plus dans notre langue commune, dans notre sens commun actuel, vivrait dans ceux, parallèles et rieurs, de cette autre langue. Et je me plais à contempler ce bonhomme, parce qu’il change du quotidien. De ce texte, j’ai suggéré, pour l’occasion, et parce que le jeu de mots me venait, le titre.

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