art [fr]

2 min de Saeptem le soir, espoir…

J”ai très envie de partager avec vous l’expérience, l’exercice, la proposition de @Saeptem. Chaque jour, Saeptem nous fait part une réflexion personnelle, il brode délicatement un thème de vie, de société, de relation. C’est souvent rondement mené, bien dit et lu, et surtout ouvert et généreux. Une réflexion, loin de tout jugement, un partage sincère et simple. Depuis fin juillet, il enregistre et nous offre chaque jour sa pensée dans un podcast de deux minutes. C’est long et court, c’est tendu ou relax, ça dépend des soirs. Mais c’est très souvent très bien.

Ça s’appelle #2minAvantDeDormir – mais moi je l’écoute le matin, parce que Saeptem et moi, on ne va pas dormir à la même heure.

Deux minutes par jour, depuis le 23 Juillet, je trouve que ça commence à ressembler à un exploit. Deux minutes par jour, depuis 30 jours, ça vous fait 30 épisodes à rattraper, et vous pourriez être découragé-e-s. J’ai donc sélectionné pour vous 5 épisodes qui m’ont particulièrement touchées – parce qu’ils sont plein d’émotion, parce qu’ils expriment ce que je ressens parfois, ou son contraire, ou parce qu’ils montrent une piste que je ne connaissais pas.

Savourez !

Les placards de l’esprit https://soundcloud.com/saeptem/deux-minutes-avant-de-dormir-300717-les-placards-de-lesprit

La foi https://soundcloud.com/saeptem/deux-minutes-avant-de-dormir-250717-la-foi (oui, la foi)

Le cul entre deux chaises : https://soundcloud.com/saeptem/deux-minutes-avant-de-dormir-050817-le-cul-entre-deux-chaises

Le trop présent fantôme du passé https://soundcloud.com/saeptem/deux-minutes-avant-de-dormir-130817-le-trop-present-fantome-du-passe

Maintenant je danse https://soundcloud.com/saeptem/deux-minutes-avant-de-dormir-100817-maintenant-je-danse

Dans le vide, on meurt https://soundcloud.com/saeptem/deux-minutes-avant-de-dormir-24072017

 

 

La galerie de portraits …

Dans mes écrits littéraires se trouvent des portraits, femmes et hommes de ce siècle… En voici une liste non exhaustive mais déjà attractive… Enjoy !
 –
 –
 –
 –
 –
 –
 –
 –
 –

J’écris ailleurs…

Parceque ça n’est pas toujours facile de faire un blog méli mélo, de tech, de web, de sécu, d’art, de littérature, bref, tout ce qui me passionne. J’ai préféré caler ailleurs mes textes littéraires, écrits entre deux avions ou deux nuits courtes.

Si tu veux savoir où j’écris, c’est sur WeLoveWords, la face littéraire de @youlovewords, plateforme de mise en relation de blogueurs/écrivains et marques.

Si tu veux lire ce que j’écris, voici le lien qui assouvira ta curiosité. Les textes sont classés en commençant par le plus populaire – je te le donne en mille, il s’appelle Insomnie.

Voilà : enjoy

#BelEté

Carmen à Châteauvallon

L’été. Le nouvel horizon. L’envie d’art, plus que d’habitude. Je ne relate pas tout ce que je vois. Je ne partage que ce qui m’époustoufle.

carmen chateauvallon

Un samedi sous les étoiles, en admirant le Carmen de Johan Inger, à Chateauvallon.

C’était quelque chose. Imaginez. Dix minutes de routes tortueuses, puis l’arrivée sur le site. Se garer sous les pins, monter la centaine de marches qui permettent de rejoindre le théâtre de plein air, essoufflée. Pierre blanche, lumière du soir, verre de blanc et grandes tables rondes collectives. Le soleil se couche sur Toulon, on savoure.

Vers vingt deux heures. L’heure des chauve-souris et des trois coups. La scène, entourée d’arbres centenaire se fait sombre, l’amphithéâtre silencieux. Carmen de Johan Inger commence. Vingt deux danseurs, d’une légèreté rare. Des hommes agiles, sautillants, fins. Des femmes d’une sensualité à couper le souffle. Un portée de tête, à immobiliser la terre entière.

L’esthétique. La chorégraphie est rapide, les groupes d’hommes, puis de femmes, se mélangent beaucoup, s’affrontent, c’est palpable. Carmen est magnifique, évidemment. Robe rouge. Son calme apaise, et sa maîtrise du désir des hommes est terrifiante. Implacable. Elle conquiert son monde. Quelques libellules volent au-dessus des spectateurs. Spectateurs attentifs, connaisseurs. « C’est magnifique » chuchote-t-on. Un mélange de classique, de moderne, du hip hop, parfois. Des corps très mobiles. Un tango. Au bon moment.

C’est un spectacle à voir. Retenons. Un matador interprété avec l’arrogance nécessaire. Un homme amoureux, coincé, maladroit, que seule Carmen éveillera quelques minutes, quelques minutes de délice pour nous.  Des décors simples, multi-matériaux, l’acier, la persienne en bois, le verre et la lumière de néons. Et puis la mort, qui monopolise presque tous les danseurs au dernier acte. De noir vêtu, ils roulent sur le sol, comme des rouleaux de foin, ou se font ombre, étouffant son homme pour l’entrainer vers les enfers, le portant dans les airs lorsqu’il meurt enfin – façon matrix.

C’est un spectacle qui parle à notre cœur. Que dire du jeu de la séduction, de l’amour. Tout est là, sous nos yeux, l’histoire du monde, le sens du désir. Vouloir conquérir, ce que l’on n’a pas. L’obsession. La douceur parfois. La lutte pour survivre et garder son intégrité, sa liberté.

Bref. C’est un spectacle à voir. Ici quelques extraits. A regarder dans le noir, sous les étoiles, en bonne compagnie.

Couleurs et reliefs chez Sangie

atelier13_small

Il me tentait depuis des semaines cet Atelier 13. L’atelier paumé dans la périphérie de La Ciotat. Mi-hangar et laboratoire secret, où paraît-t-il, il se passe des choses… Et puis vendredi, je suis passée. Je voulais découvrir l’univers de Sangie. Pour un vernissage.

L’Atelier  13. On franchit la marche de béton, et on trouve un intérieur indus. Canapé, statues, tables disparates. Au fond, un bar, et le propriétaire des lieux qui vous traite comme l’amie d’un ami. Les habitués alignés sur les tabourets. Des jeunes, des vieux, des tranquilles.

sangie

Sangie, peintre-femme, douce et forte. “Je me suis brisée. Je suis repartie. Plus rien ne se mettra entre le bonheur et moi. La passion me porte !”. Sangie travaille la matière, les émotions, et tout cela finit en abstraction. Nuances de reliefs, mélange intime de couleurs, aux détails travaillés. Sangie nous accompagne dans la découverte de ses œuvres en prenant soin d’accoler une phrase poétique, une pensée. Et on saisit mieux encore sa proposition. Ici, l’élection de Trump, là, une douceur qui manquait, celui-là, une vue de New York…

Voici quelques pixels volés, pour partager avec vous un aspect de son travail qui m’intéressait particulièrement : la matière et la danse des couleurs.

Son travail se découvre par ailleurs sur son site, . Merci Sangie pour l’invitation, l’énergie, le partage et les rencontres !

Urban Style au Studio de la Plage !

Cette semaine, je dégustais quelques verres de blanc au vernissage de l’exposition de photographie Urban Style au Studio de la Plage, à Marseille. Certes, cette exposition Urban Style a pour but de vendre des œuvres artistiques remarquables, mais c’est également le résultat de merveilleuses rencontres humaines, l’intersection de vies remarquables. Huit artistes, trois amoureux des arts – dont mon amie Marie Laure Bardy – et deux frères, les Delleuse.

artistes

A ce vernissage, on croisait des gens venus de tous horizons, de la bourgeoisie marseillaise, des jeunes étudiants, des artistes comme Monsieur Garcin. Tous heureux d’être là – les sourires ne trompaient pas du côté du bar, où je me suis égarée à servir quelques “petits” blancs.

Finalement. Les œuvres présentées invitaient au commentaire, à l’échange, à l’évocation des souvenirs. Le bon vieux temps, ou les temps nouveaux.  Je livre ici mes coups de cœur.
Pierre Jean Amar. Le Vallon des Auffes, vu de la corniche, il y a bien longtemps. Conquise par la structure de la photo : méli mélo d’immeubles, de bateaux, de voitures,  de maisonnettes, avec le débutant “Chez Jeannot”. Du même auteur, on notera les escaliers de Notre Dame de la Garde. Labyrinthe. Plongeant sur les barres d’immeubles , barrettes interminables. auffes

Hannibal Renberg. Que dire. Minimalisme du cadre. Personnages centraux. Ses photos obligent un investissement, viennent directement questionner nos fantasmes et nos peurs. A qui parles-tu. À quoi penses-tu? Sommes-nous en lignes ou désaxés.  Je n’oublierai jamais Le baiser de la Dame en Noir et cet enfant qui semble prédir un avenir à un couple enlacé “Elle ne n’oubliera jamais, elle ne partira jamais”. On croise les doigts pour que la prophétie se réalise… Le travail d’Hannibal est en ligne par ici : https://www.instagram.com/leoleoparis/.

Bernard de Tournade.  Le Festival de cannes. Les mamies sous la pluie, la tête couverte, qui d’un parapluie, qui d’un chapeau plastique. Défilé de vieilles dames sous l’affiche du monument oublié de Gérard Lauzier “La tête dans le sac”. Sur l’affiche, une femme presque nue baisse sa culotte. La nudité contre les corps protégés.

la tête dans le sac

Olivier Dumonteil. Autre coup de cœur. Silhouette noires derrière la vitre, gouttes de pluie. Un bijoux (encore mieux dans l’expo, sans les reflets).

pluir
Laurence Brazil.  Le thème du quartier du Panier, le MUCEM et jeux de pluie. Comment a-t-on pu louper le “musée des civilisations” et le défilé des visiteurs si divers sur la célèbre passerelle…

civilisations

Patrick Andruet. Il livre un travail de mise en valeur de photo. Moi j’ai préféré la vue de Marseille depuis l’anse du Pharo. Venise à Marseille. venise

L’exposition vous accueille jusqu’au 13 Mai, dans ce magnifique lieu du Studio de la Plage, entre l’espace Borely et le Red Lion de la Pointe Rouge. Vous pourrez visiter ce lieu magique et vous offrir une œuvre – les prix sont abordables. Plus d’information ici

Café in MUCEM – Marseille

Le MUCEM (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) est un de mes plus beaux endroits du monde. L’architecture est forte, la vue sur la mer affolante, et le lieu toujours bondé de marseillais curieux et rieurs. Le MUCEM propose ces jours-ci une exposition sur le café.

mucem_cafe_in

La proposition est hétéroclite. Peinture, dessin, document géopolitique, carte, planche scientifique, poème, texte littéraire, discour d’expert-e. On apprend des tas de choses.On prend le sujet du café, on le tourne dans tous les sens, on l’agite, si bien que l’on meurt d’envie dès le milieu de l’expo de s’asseoir et déguster un café corsé, seule, ou en tribu, ou avec un amoureux. On choisirait une échoppe vénitienne, parisienne ou marocaine.

Mais il faudra attendre. Attendre d’avoir appris que le Yémen a tenu pendant 10 siècles le monopole de la production de café. Attendre d’avoir réalisé que le café a bouleversé les religions, apparaissant comme une innovation, dont il fallait statuer la vertu ou le vice. Attendre de regarder pousser le café. #Le-saviez-tu ? Le café est un fruit, qui ressemble à une cerise. On lui retire sa pellicule, et on trouve une graine, verte, il est ensuite torréfié (et non brûlé) pour développer sa saveur. Le café est une petite chose fragile qui doit être traitée correctement. Pour en savoir plus, vous pourrez toujours discuter avec un véritable barrista. Car tout barrista que se respecte connaît sur le bout des doigts les différentes sortes de café du monde, et sait préparer son café pour en extraire exactement 21% de la matière initiale.

_20161030_221830

On apprend aussi à Café In MUCEM que la café a débarqué à Marseille en 1644. Et  que le premier débit ouvre en 1671, près du palais de la bourse, et puis les établissements se multiplient. Souvent il y a de la résistance. Mais voilà, aujourd’hui nous avons tous notre troquet préféré, qui nous est cher, pour l’arôme de son café, pour sa clientèle ou son patron…

_20161030_221745

On croise dans cette expo du beau monde. Brassaï, Picasso, Cartier Bresson, Sartre, Doisneau, évidemment, les intellos, tous au café parisien. Yves Simon nous parle aussi avec grande sincérité de ce qu’il a trouvé et ne cherche plus dans les bistrots, avec nuances. On tombe sur Coffee and Cigarettes de Jim Jarmush, ça donne envie de reprendre la clope.

 

Bref. La café, la plante. Le café, enjeu commercial. Le café, lieu politique et social. Le café, art de vivre. Vite, vite, on court retrouver une tasse fumante et serrée.