Cliquer pour explorer Paris et ses chefs d’œuvre littéraire, à télécharger librement via Feedbooks.
[ParisWeb] Best Practices Take Away
[ParisWeb] Design Take Away
If you read my previous post, you know : ParisWeb, the web, the best of quality, accessibility and design. Here is a sum up on the interesting design related talks I attended. (more…)
W3C Web Security – Call for Contribution
[web security] Ok, anyone interested in web security should join W3C Web Security IG and contribute to the plan http://t.co/lm1nwF0u3Q
— virginie galindo (@poulpita) October 16, 2013
[ParisWeb] Security Take Away
ParisWeb is a french-european event gathering web developers motivated for doing things right : quality, accessibility and standard. Last week the conference was held Place de la Bourse, in Paris downtown. That conference is known to be terrific, as people are sharing their experience, their good practice, their good feelings. Every talk is an opportunity to learn something and meet smart people. Here is a first post, reporting the security conversation that happened in Palais Brongniart. (more…)
[Mots] Sur les murs
Paris. Duroc, Invalides, Grands Boulevards, Bourse. Ticket blanc en main, indémodable, avec sa piste marron. Je ne regarde pas mes pieds en descendant les cascades de marches du métropolitain. Je m’en voudrais. Louper ça. (more…)
[Mots] L’homme silencieux
Aube blanche. Lit douillet. Son fils saute sur le lit, le réveille, réclame un câlin. Il garde silence.
10h04. Cafétéria.La tasse s’échappe de ses mains, se brise, et s’éparpille. Il ne dit rien.
15h21. Lumière néon sur moquette. « On arrête tout, ce projet est nul. Depuis le début ! » lui jette son client. Il retient les mots. (more…)
Chip to Cloud conference : modernism and usual suspects
Once a year the smart card industry meets in Nice, during an event named Chip to Cloud, co-located with the NFC World Congress and the M2M Innovation event. Chip to Cloud tagline is ‘Security Forum’. In other words, this is where you will meet the traditional security solution industry, this old good industry relying on chip/hardware/tokens (call it as you want) to secure the world. The number of tracks was impressive, as usual, but here is a take away from what I captured, between two coffees with goods friends.
The traditional industry is getting modern.
Being part of that industry since quite a long time now, we all know by heart our favorite use cases. Banking, corporate, telecom business… But this year, some new markets were mentioned. As an example social media was discussed with the underlying problem of trust in reputation. How to make sure a user is a real/good/reliable user ? (more…)
[Mots] Mille traces
Pour une fois elle se regarde droit dans les yeux. Face au grand miroir, elle s’observe. Des pieds à la tête. Ses cheveux sont encore humides. Deux gouttes filent de son épaule vers son coude, pour se jeter dans les plis de la serviette éponge, en boule, à ses pieds. Elle s’observe, les yeux rougis. C’est un jour spécial. Trente cinq ans. Aujourd’hui. Elle observe sa peau. Nue. Elle la déchiffre. Et se souvient de toutes ces choses qui ont traversé sa vie.
Son genou gauche fendu d’une cicatrice, fine et droite. Les heures passées à ré-apprendre à marcher.
Des vergetures rayent son aine, souvenirs d’un ventre fécond et de maternités heureuses.
L’extrémité de son pouce droit, décapitée par inadvertance un soir de grande agitation intérieure. La peau a repoussé, plus fine et claire.
Des cernes, bleues et grises, dont la profondeur varie selon les jours. Baromètre fiable de ses tourments et de ceux de ses rejetons.
Ici et là, des traces d’éphémères aventures, une égratignure de ronces, un bouton de moustique. L’hiver les effacera.
Elle se tourne maintenant et observe son dos. Elle ne voit que ce grand vide. Cette plaine déserte. Entre ses omoplates délicates, ce grain de beauté oublié, que son mari ne prend plus la peine d’embrasser.
Elle n’a que trente cinq ans, et pense que sa vie est finie…
[Mots] En attendant le prochain battement
Elle se tient assise. Jambes croisées. Son voisin la détaille, regard en biais. Elle l’ignore, elle ne le connaît pas. Ils partagent accidentellement le silence d’un banc, face à la mer. A droite, vue sur un golf bordé de pins marins. A gauche un pont de fer. Grossier, énorme.
Son cœur bat irrégulièrement. Un peu à la manière d’un tambour fatigué, parfois vaillant, parfois terrassé. Ses sourcils se froncent derrière de larges lunettes de soleil – reflets de la Méditerranée obligent. Son visage est concentré. Sur ces battements rebelles.
Sur les oreilles, un ipod d’occasion lui offre une mélodie acoustique. Vient avec, une sensation particulière d’avoir surpris les musiciens en répétition, dans une salle déserte. Guitares et voix sèches. Le violon lui arracherait presque une émotion si elle n’avait cette contrariété, ce cœur capricieux.
Son voisin a maintenant les yeux fermés. Paupière ridées. Bouche tordue vers le sol. Mains croisés sur le ventre. Son auriculaire gauche pincé de deux alliances en or.
Elle se sent seule. Sentiment rare. Et soudain effrayant. Elle écoute ses percussions intérieures : poum, poum, poum, (rien), poum, poum, (rien), poum… C’en est trop, semble lui dire son cœur. C’en est trop de cette vie. Trop complexe. Gourmande. Changeante. Percutante. Entachée de compromissions. Pleine d’absents. De vivants. De vide. C’en est trop. Son cœur ne bat plus en accord avec ce monde. Monolithe pesant et sourd. Impossible à supporter une minute de plus.
Ici. Elle ferme les yeux. Attend le prochain battement de cœur. Qui tarde à venir.





